Enfants et adolescents

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Enfants et adolescents

3.2.1.3 Contre-indications au BCG

Malgré son innocuité, le BCG est un vaccin vivant atténué (BCG M. bovis). Les contre-indications sont les suivantes :

  • Grossesse ;
  • Personnes vivant avec le VIH, mais qui ne reçoivent pas de TAR, ou qui reçoivent un TAR, mais qui ne sont pas stables sur le plan immunologique ;
  • Personnes ayant d’autres formes d’immunosuppression (par exemple, candidats à une transplantation d’organe ou personnes sous traitement immunosuppresseur).

2.4.4 Dépistage chez les adolescents vivant avec le VIH

Comme cela est indiqué dans l’Encadré 2.7, le dépistage systématique de la tuberculose chez les adolescents vivant avec le VIH doit être effectué au moyen du dépistage à quatre symptômes recommandé par l’OMS (W4SS). Ceux qui signalent la présence d’un symptôme de toux actuelle, de fièvre, de perte de poids ou de sueurs nocturnes peuvent être atteints de tuberculose, et une évaluation doit être effectuée pour rechercher la présence d’une tuberculose et d’autres maladies.

2.4.2 Autres tests de dépistage

À l’heure actuelle, les données ne sont pas suffisantes pour extrapoler à une utilisation chez les enfants vivant avec le VIH âgés de moins de 10 ans les résultats de l’utilisation chez les adultes de la radiographie thoracique, du dépistage de la tuberculose basé sur le dosage de la protéine C-réactive (CRP) réalisé sur le lieu de soins ou des TDMRO comme tests de dépistage.

2.4 Dépistage chez les enfants et les adolescents vivant avec le VIH

Si l’on passe à côté du diagnostic de leur tuberculose, les enfants vivant avec le VIH courent un risque élevé d’évolution rapide vers une forme grave de la maladie et le décès. Un enfant vivant avec le VIH a un risque 3,5 fois plus élevé d’évoluer vers une tuberculose-maladie qu’un enfant qui n’est pas infecté par le VIH (29). Bien qu’il soit réduit de façon substantielle, ce risque reste élevé chez les enfants sous traitement antirétroviral (TAR).

2.3.2 Éléments à prendre en considération pour la mise en oeuvre du dépistage chez les enfants qui sont des contacts proches

Une fois que les contacts d’une personne atteinte de tuberculose ont été identifiés, ils doivent bénéficier d’un dépistage des symptômes de la tuberculose et/ou d’une radiographie thoracique, suivie d’une évaluation diagnostique adaptée (15, 28). Une investigation des contacts peut s’avérer coûteuse et demander beaucoup de temps aux agents de santé. De plus, dans certains milieux, la tuberculose est une maladie fortement stigmatisée, et la visite d’un agent de santé au domicile d’une personne peut entraîner un risque de discrimination à l’encontre de son foyer.

2.3.1.4 Tests de recherche d’une infection tuberculeuse

Comme pour les adultes, le TCT et le test IGRA ne doivent pas être utilisés pour le dépistage de la tuberculose-maladie chez les enfants (26, 27), car ces tests ne permettent pas de faire la distinction entre une infection tuberculeuse et une tuberculose-maladie ni de prédire qui évoluera vers une tuberculose-maladie. Les deux tests constituent un marqueur de l’infection tuberculeuse, mais leurs résultats peuvent être influencés par des mécanismes sans rapport avec l’infection tuberculeuse et donner des résultats faussement négatifs ou faussement positifs.

2.3.1.3 Tests diagnostiques moléculaires rapides recommandés par l’OMS

À l’heure actuelle, les TDMRO ne sont pas recommandés pour le dépistage de la tuberculose-maladie chez les enfants et les jeunes adolescents âgés de moins de 15 ans, mais ces tests doivent être utilisés pour le diagnostic de la tuberculose chez les enfants pour lesquels le dépistage des symptômes ou la radiographie thoracique s’avère positif (voir le chapitre 4).