5.2.12 Suivi et surveillance des enfants et des adolescents sous traitement antituberculeux
Chaque enfant ou adolescent qui a commencé un traitement antituberculeux doit bénéficier d’une évaluation de suivi au minimum selon la fréquence suivante :
TB KaSPar
Chaque enfant ou adolescent qui a commencé un traitement antituberculeux doit bénéficier d’une évaluation de suivi au minimum selon la fréquence suivante :
Les enfants et les adolescents atteints de tuberculose, leurs parents, les autres membres de la famille et les autres personnes qui s’occupent de ces enfants doivent recevoir des explications sur la tuberculose et être sensibilisés à l’importance de prendre l’intégralité du traitement. Chez les jeunes enfants, le soutien de leurs parents, des personnes qui s’occupent d’eux et de leur famille proche est particulièrement important pour la réussite du traitement.
Chez les grands enfants, la présence de signes précoces de toxicité de l’éthambutol peut être recherchée à l’aide d’un test de perception des couleurs permettant de déceler les anomalies de la vision des couleurs rouge et verte (par exemple, à l’aide des cartes de test d’Ishihara). Une surveillance de la survenue d’une névrite optique peut être réalisée à un stade précoce en cas de suspicion clinique.
L’isoniazide peut provoquer une carence symptomatique en pyridoxine (vitamine B6), en particulier chez les enfants souffrant de malnutrition sévère et les enfants vivant avec le VIH. La neuropathie périphérique se caractérise par des douleurs, des sensations de brûlure ou des picotements dans les mains ou les pieds, un engourdissement ou une perte de sensibilité au niveau des bras et des jambes, ou encore des crampes ou des secousses musculaires. Chez le jeune enfant, elle peut se manifester par une modification de la démarche ou un refus de marcher.
Les effets indésirables des antituberculeux sont beaucoup moins fréquents chez les enfants et les adolescents que chez les adultes (6). L’événement indésirable le plus important est le développement d’une toxicité hépatique (hépatotoxicité), qui peut être causée par l’isoniazide, la rifampicine ou le pyrazinamide.
Le Tableau 5.9 présente une vue d’ensemble des effets indésirables courants et de leur prise en charge.
La malnutrition entraîne une baisse de l’immunité à médiation cellulaire, ce qui augmente le risque de contracter des maladies comme la tuberculose. L’effet catabolique de la tuberculose-maladie se traduit par une perte de poids et une émaciation, qui à leur tour aggravent la malnutrition, créant ainsi un cercle vicieux (104). Les enfants et les adolescents atteints de tuberculose ont souvent un retard de croissance ou une perte de poids (voir le chapitre 4 consacré aux approches diagnostiques).
Des corticoïdes doivent être administrés dans le cadre du traitement d’une méningite tuberculeuse, et peuvent aussi être utilisés pour le traitement de la péricardite tuberculeuse. Ils sont parfois utilisés pour le traitement d’autres formes compliquées de tuberculose (par exemple, en cas de complications liées à l’obstruction des voies respiratoires par des ganglions lymphatiques tuberculeux, ou chez des enfants et adolescents qui ont une forme sévère de tuberculose disséminée).
Tous les enfants et les adolescents atteints d’une forme sévère de tuberculose (méningite, péritonite ou péricardite tuberculeuse, ou tuberculose rénale, rachidienne, disséminée ou ostéoarticulaire) et tous les enfants et les adolescents pour lesquels il existe une suspicion de TB-MR/RR (ceux qui ont été en contact avec une personne atteinte d’une TB-MR/RR confirmée ou présumée, ou ceux chez qui une tuberculose a été diagnostiquée et qui ne répondent pas au traitement antituberculeux de première intention) doivent être orientés vers un spécialiste pour une prise en charge plus poussée si la
Chez les enfants et les adolescents pesant 25 kg ou plus, il convient de suivre les orientations et les recommandations en matière de posologie applicables aux adultes, et il est possible d’utiliser les formulations pour adultes.