Manuels Opérationnels

7.4.8 Faire en sorte que les services antituberculeux soient plus adaptés aux adolescents

Dans le cadre de la revue des données disponibles pour répondre à la question contextuelle sur les adolescents, un groupe d’experts s’est réuni pour proposer des actions destinées à optimiser la participation des adolescents aux soins antituberculeux. Les actions proposées portaient sur deux aspects : la réforme des pratiques actuelles qui s’avèrent néfastes pour les adolescents atteints de tuberculose, et l’élaboration d’un plan spécifique aux adolescents au sein de chaque PNT pour la délivrance de services antituberculeux de qualité centrés sur les adolescents.

7.4 Prise en charge des adolescents atteints ou à risque de tuberculose

Les adolescents atteints de tuberculose ont souvent une forme de maladie infectieuse similaire d’un point de vue bactériologique à celle des adultes (par exemple, avec la présence de cavités visibles à la radiographie thoracique) et posent donc un risque élevé de transmission dans les foyers et les lieux de rassemblement tels que les écoles.

7.3.2 Soins palliatifs pour les personnes atteintes de tuberculose

Les soins palliatifs destinés aux personnes atteintes de tuberculose n’ont pas fait l’objet d’une attention suffisante, l’accent ayant surtout été mis sur l’accès à un traitement curatif. Les soins palliatifs visent à soulager les souffrances dues à la maladie et doivent être dispensés en même temps que le traitement curatif.

7.3.1 Introduction

En 2014, la Résolution WHA67.19 de l’Assemblée mondiale de la Santé a appelé l’OMS et les États membres à améliorer l’accès aux soins palliatifs en tant qu’élément essentiel des systèmes de santé, en mettant l’accent sur les SSP, les soins communautaires et les soins à domicile (197). L’OMS, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, encourage l’intégration des soins palliatifs dans tous les plans mondiaux relatifs à la lutte contre les maladies et aux systèmes de santé ainsi que l’amélioration de l’accès des enfants aux soins palliati

7.2.1 Dépistage de la tuberculose chez les femmes enceintes vivant avec le VIH

Les femmes enceintes vivant avec le VIH constituent l’une des populations clés pour le dépistage de la tuberculose-maladie, car leur système immunitaire est affaibli et il est important de protéger la santé du foetus. Le dépistage de la tuberculose dans cette population doit être intégré à la prévention de la transmission verticale et aux soins prénatals. Une vue d’ensemble de la précision diagnostique des différents outils de dépistage est présentée au Tableau 7.4 (13).

7.1.7.2 Choix du schéma de traitement antirétroviral

Le document de l’OMS Consolidated guidelines on HIV prevention, testing, treatment, service delivery and monitoring: recommendations for a public health approach publié en 2021 fournit des recommandations fondées sur des données probantes sur l’innocuité et l’efficacité qui évoluent rapidement, ainsi que sur des données d’expérience programmatique concernant l’utilisation du DTG et de l’EFV à faible dose chez les femmes enceintes et les personnes (y compris les enfants et les adolescents) qui ont une co-infection tuberculose/VIH (78). 

7.1.7.1 Moment à choisir pour mettre en route le traitement antirétroviral

Les recommandations de l’OMS sur le moment à choisir pour mettre en route le TAR chez les enfants et les adolescents atteints de tuberculose ont été mises à jour en 2021 (78). Chez les adolescents et les enfants vivant avec le VIH, le TAR doit être commencé le plus tôt possible, dans les deux semaines qui suivent le début du traitement de la tuberculose, quel que soit le nombre de CD4 (sauf en cas de signes ou de symptômes de méningite).

7.1.6 Traitement préventif au cotrimoxazole

Le cotrimoxazole est un antimicrobien à large spectre qui permet la prévention de différentes infections bactériennes et parasitaires secondaires chez les personnes vivant avec le VIH qui sont éligibles à ce traitement. La prise quotidienne d’un traitement préventif au cotrimoxazole permet de prolonger la survie et de réduire l’incidence des comorbidités chez les enfants vivant avec le VIH. Elle permet également de réduire le risque de co-infections telles que la pneumonie à Pneumocystis chez les nourrissons exposés au VIH.

7.1.1 Introduction

Les enfants et les adolescents vivant avec le VIH ont un risque important d’être exposés à la tuberculose, d’être infectés, de progresser vers la maladie et de souffrir d’une morbidité liée à la tuberculose ou de décéder de cette maladie. Ce risque varie en fonction du degré d’immunosuppression. L’infection à VIH chez l’enfant est particulièrement fréquente dans les milieux où la prévalence prénatale de cette infection est élevée et où les interventions de prévention de la transmission verticale ne sont pas mises en oeuvre à grande échelle.