Dépistage

Screening

2.6.2 Considérations relatives à la mise en œuvre

Les données probantes sur l’efficacité des différents intervalles de dépistage sont limitées. Le GDG suggère que l’intervalle de dépistage ne soit pas supérieur à 12 mois, si cela est possible, et qu’un intervalle inférieur à 12 mois pourrait être plus bénéfique. Dans la mesure du possible, le dépistage de la tuberculose doit être combiné au dépistage d’autres maladies et à des activités de promotion de la santé, ainsi qu’à des efforts visant à améliorer les conditions de travail (notamment en réduisant l’exposition à la silice) et les conditions de vie.

2.6.1 Résumé des données probantes et du raisonnement

L’exposition à la poussière de silice et la silicose font partie des facteurs de risque les plus importants pour la tuberculose, avec un risque relatif compris entre 2,8 et 39 pour la silicose, selon la gravité de la maladie (30). La silicose est fréquente chez les travailleurs des mines (31, 32), ce qui explique en grande partie l’incidence élevée de la tuberculose dans cette population, à laquelle s’ajoute souvent une forte prévalence du VIH. Les patients tuberculeux atteints de silicose présentent un risque accru de décès (RR : 3,0 ; IC à 95 % : 1,4-6,3) (33).

1.4 Motif de la mise à jour des lignes directrices

Depuis la publication en 2013 des premières lignes directrices de l’OMS sur le dépistage systématique de la tuberculose (5), un grand nombre d’études – dont des revues, des études d’observation, des essais contrôlés randomisés et des travaux de recherche sur la modélisation et le rapport coût/efficacité – ont évalué les impacts réels ou potentiels des interventions de dépistage sur les résultats liés à la tuberculose, au niveau tant individuel que communautaire.

1.6 Public cible

Les présentes lignes directrices s’adressent aux personnels des ministères de la santé qui travaillent pour les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose, les programmes nationaux VIH/SIDA (ou leurs équivalents) et les autres programmes nationaux de santé pertinents ; aux personnels des autres ministères concernés par la santé publique et le dépistage ; et aux décideurs politiques en matière de santé, aux cliniciens et aux praticiens de santé publique qui travaillent sur la tuberculose, le VIH et les maladies infectieuses dans les secteurs public et privé.

1.5 Buts de la mise à jour des lignes directrices

Les buts spécifiques de la mise à jour des lignes directrices sont les suivants :

1. aider les États Membres à mettre en œuvre des interventions de dépistage de la tuberculose efficaces à travers la fourniture d’informations à jour concernant l’impact attendu du dépistage de la tuberculose sur les résultats importants pour les patients et sur l’épidémiologie de la tuberculose, le rendement attendu des interventions de dépistage et les performances attendues des différents algorithmes et outils de dépistage ;

3.2.2 Considérations relatives à la mise en œuvre

Les évaluations examinées par le GDG ont démontré une variation substantielle de la précision diagnostique (sensibilité et spécificité) des logiciels de DAO selon les milieux, même lorsque l’on utilise la même technologie réglée sur le même seuil. Pour un logiciel donné, il sera donc essentiel de fixer le seuil à utiliser en fonction de la population et du milieu où il sera utilisé afin de s’assurer que la précision, les valeurs prédictives, le rendement global et les besoins de tests de diagnostic supplémentaires sont conformes aux attentes.

2.3.2 Considérations relatives à la mise en œuvre

Les recommandations sur les outils spécifiques à utiliser pour le dépistage des personnes vivant avec le VIH sont décrites en détail dans la Section 3. Les personnes vivant avec le VIH dont le test de dépistage est positif ou anormal doivent subir des tests de diagnostic primaires pour confirmer ou exclure la tuberculosemaladie, y compris un test mWRD et un test de dosage urinaire du lipoarabinomannane sur bandelette à flux latéral (LF-LAM), si elles sont éligibles (8).

2.3.1 Résumé des données probantes et du raisonnement

Les personnes vivant avec le VIH sont environ 19 fois plus susceptibles de développer la tuberculosemaladie que les personnes non infectées par le VIH. De plus, en 2019, on estime que 44 % des personnes vivant avec le VIH et atteintes de tuberculose-maladie n’ont pas pu obtenir des soins, et que 30 % de tous les décès liés au VIH étaient dus à la tuberculose (1). Il est donc essentiel de garantir un dépistage et un traitement précoces de la tuberculose chez toutes les personnes vivant avec le VIH pour réduire la morbidité et la mortalité dans ce groupe.